Alors que la crise économique s'aggrave et que la crise sociale est encore devant nous, que les plans sociaux s'enchaînent et que les chiffres du chômage explosent, le pays n'est toujours pas doté d'un plan de relance permettant de répondre à la situation. L'Insee prévoit un recul du PIB de 1,5% au premier trimestre puis de 0,6% au deuxième. A ce rythme, le recul du PIB pourrait être de 3% à la fin de l'année.

Les conséquences sur l'emploi sont désastreuses. Après avoir déjà perdu plus de 110.000 emplois en 2008, la France devrait en perdre de nouveau plus de 330.000 au seul premier trimestre 2009.

Pourtant, le gouvernement s'obstine dans une politique qui échoue, maintient le paquet fiscal, et refuse d'ouvrir le dialogue avec les organisations syndicales. Rien n'est prévu pour soutenir le pouvoir d'achat et la consommation, qui a pourtant reculée de 2% en février pour les produits manufacturés.

Le parti socialiste a fait des propositions parfaitement adaptées à la situation économique de la France, un plan de relance massif, de 50 milliards d'euros: un plan reposant sur le soutien à l'investissement, notamment public via les collectivités territoriales, et sur la relance du pouvoir d'achat: aide exceptionnelle de 500 euros aux bénéficiaires de la PPE et des minima sociaux, revalorisation immédiate de 3% du Smic, baisse de 1 point du taux normal de TVA...

Le parti socialiste rappelle également la nécessité absolue de supprimer le mécanisme d'encouragement aux heures supplémentaires qui, dans un contexte de recul de l'activité, est un véritable facteur de chômage, et d'annuler le paquet fiscal de manière à retrouver les marges de manoeuvre nécessaires à la relance du pouvoir d'achat et de la consommation.

Dans les circonstances actuelles, la France a besoin de décisions précises et efficaces. Le gouvernement et Nicolas Sarkozy doivent sortir du discours, pour en venir enfin aux actes. Il ne suffit pas de dénoncer les stock-options injustifiés, les bonus démesurés et les parachutes dorés. Une loi s'impose, comme le demandent et le proposent sans attendre les socialistes.