Alors que sur les territoires les élus se battent pour maintenir une école, une classe, ou pour donner à nos enfants les outils nécessaires à leur épanouissement, le Ministre de l'Education Nationale a engagé, sous couvert de réforme et de "modernisation" (sic), un ensemble de mesures radicales qui touchent tous les acteurs de l'enseignement et en premier lieu, les élèves.

Récemment, Luc Chatel a dévoilé aux Recteurs et aux Inspecteurs d'académie le schéma d'emploi 2011-2013 qui identifie clairement plusieurs leviers pour supprimer des postes d'enseignants et de personnels administratifs dans les 3 prochaines années.

- En maternelle et primaire: suppression des RASED, augmentation du nombre d'élèves par classe, diminution de la scolarisation des enfants de 2 ans en maternelle, suppression des intervenants extérieurs en langues vivantes et des assistants étrangers, augmentation du nombre de personnels remplaçants, au lieu d'enseignants titulaires et qualifiés.

- Au collège: augmentation de la taille des classes, fermeture des petits établissements.

- En lycée: rationnalisation de l'offre de formation et de la carte des formations.

Cette succession de mesures remet en cause le socle républicain de l'école publique, gratuite et laïque. Le gouvernement refuse d'investir dans la formation des jeunes et poursuit une politique de destruction massive d'emplois: 16 000 suppressions de postes d'enseignants pour 2010 et près de 50 000 emplois depuis 2007.

Sur les 5 dernières années, 4 000 postes d'enseignants ont été supprimés dans notre région Nord - Pas-de-Calais.

Aujourd'hui, même quand le nombre d'élèves augmente, le gouvernement décide de supprimer des postes d'enseignants.

Cela se traduit dans le Pas-de-Calais pour la rentrée 2010 par moins de professeurs alors qu'il y aura 400 collégiens de plus, et pour ce qui est des écoles maternelles et élémentaires, 74 fermetures de classes et seulement 64 ouvertures sont annoncées à la rentrée 2010 alors que 300 élèves de plus sont attendus.

Cette situation est intolérable !

Face à un gouvernement qui refuse de croire dans la jeunesse, je reste mobilisée avec tous mes collègues élus socialistes et de Gauche, contre cette politique inique de l'Education menée par ce gouvernement, et je renforcerai la "pression" à l'Assemblée Nationale auprès du Ministre pour tenter d'infléchir cette volonté délibérée de casser l'instruction de nos enfants.